LE FORT ROUGE PAR LES TEXTES
Le Fort Rouge était probablement un poste fortifié typique avec une palissade et deux à quatre bastions. Il y aurait eu une porte dans la palissade donnant sur la rivière. Les Français avaient l'habitude de faire la traite à l'intérieur de l'enceinte ou dans un édifice dédié à cet effet. Le fort aurait contenu trois ou quatre bâtiments pour loger les hommes, le commandant, les effets de traite et les fourrures, ainsi qu'une poudrière. Il y aurait aussi eu un mât ou un poteau pour faire voler un pavillon peint aux armes du Roi.

Même si le Fort Rouge était un fort secondaire, il aurait eu les caractéristiques habituelles d'un fort construit selon les normes de l'époque.
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Témoignage oculaire

Au temps des français, il y avait un établissement de traite à cet endroit, les traces duquel on peut encore voir là où il y avait des cheminées et des caves...
Alexander Henry, 1800
1737
« ... nous convîmes du quatre mars pour le Conseil, parce qu’il faloit donner le temps d’avertir deux villages Assiniboils qui sont à la grand fourche de la rivière Rouge, qui est le lieu que j’ay destiné pour transporter le fort...pour faciliter la navigation et le commerce. » (Journal de La Vérendrye)

1738
«  Monsieur Delamarque me dit avoir amené M. de Louvière à la fourche avec deux canots pour y bâtir un fort à la commodité des gens de la rivière Rouge, j’ai trouvé cela bon si les Assiniboines sont averty...» (Journal de La Vérendrye)

Ce fort est ci-après identifié comme le Fort Rouge dans le journal de La Vérendrye et les cartes subséquentes.

Témoignages oculaires

1784
Jean-Baptiste Hunault déclare avoir vu en 1784 à La Fourche les ruines d’une fort bâti et occupé entre 1753 et 1756 par les successeurs de La Vérendrye.

1800
Quand Alexander Henry se tenait à l’embouchure de la rivière Assiniboine au mois d’août 1800, il note dans son journal : « In French times there was a trading establishment on this spot, traces of which are still to be seen where the chimneys and cellars stood... »

Au temps des français, il y avait un établissement de traite à cet endroit, les traces duquel on peut encore voir là où il y avait des cheminées et des caves...
Alexander Henry, 1800

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