Les travaux de terre


La Vérendrye développe sa seigneurie
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LA SEIGNEURIE DE LA VÉRENDRYE


Avant son départ pour la France en 1707, La Vérendrye s'engage dans un contrat de mariage avec Marie-Anne Dandonneau du Sablé, fille d'un seigneur de l'Île Dupas. On y apprend que Louis Dandonneau et sa femme donneront à leur fille, le jour du mariage, la somme de 2 000 livres. Elle possède des propriétés qui consistent en la moitié de l'île aux Vaches et une partie de l'île Dupas et des terres dans le fief de Chicot. Ces propriétés se trouvent sur une collection d'îles entre Berthierville et Trois-Rivières.
Aussitôt revenu de France, Marie-Anne Dandonneau et Pierre Gaultier de Varennes, Sieur de La Vérendrye, ratifient leur contrat de mariage et se marient le 29 octobre 1712 dans l'Église Notre-Dame de Québec. La Vérendrye est titulaire de la seigneurie du Tremblay, et sa nouvelle femme est propriétaire de belles terres au Chicot, à l'île Dupas et à l'île aux Vaches.
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Durant l'hiver 1712-1713, La Vérendrye commence à bâtir une maison « pièce sur pièce » comme toutes les maisons de la campagne, y compris celles des seigneurs à cette époque. La famille vécut à l'île Dupas de 1713 à 1727. La Vérendrye se consacra à la culture de la terre et l'élevage des animaux de ferme.

En 1723 et 1724, tous les seigneurs de la colonie durent fournir des Aveux et Dénombrements de leurs seigneuries. Ces aveux ou descriptions donnent l'étendue de leur terrain, cultivé et non cultivé et l'énumération des bâtisses. Le ménage La Vérendrye-Dandonneau possédaient les acquis suivants :

38 arpents de terres cultivée, 16 arpents de prairies, maison, grange et étable à l'île aux Vaches;
6 concessions dévelopées au fief Tremblay d'environ 27 arpents chacun; et
74 arpents sur les îles du Fort, de la Madeleine et un autre îlot près de de la seigneurie.
La famille vivait confortablement, sans être dans l'abondance.

PREMIÈRES ÉCHAPPÉES VERS LA TRAITE DES FOURRURES


Pendant qu'il développait ses terre, La Vérendrye a voulu trouver un supplément de revenu et il voulut s'essayer à la traite des fourrures comme son père. Vers 1717, La Vérendrye demande la permission à M. de Ramezay, gouverneur de Trois-Rivières, d'exploiter la seigneurie familiale de La Gabelle et y établir un comptoir pendant quelques semaines entre juillet -septembre pour faire des échanges avec les Amérindiens. Son comptoir était situé en haut de Trois-Rivières et interceptait les plus belles fourrures, ce qui ne manqua pas d'irriter les commerçants de cette ville. En tant que propriétaire de La Gabelle, La Vérendrye continua à opérer un petit comptoir de traite à La Gabelle pendant plus de 10 ans. Ceci lui donna toute l'expérience nécessaire pour négocier avec les Amérindiens. Ceci lui sera bien utile lors de ses voyages dans l'Ouest.
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