Le maintien de la paix

Les Cris, les Assiniboines et les Monsonis étaient en perpétuelle guerre avec les Sioux. Ces guerres entravaient non seulement la traite des fourrures, mais aussi les efforts de continuer la découverte de la Mer de l'Ouest. La population amérindienne dépassait de beaucoup la présence française au Poste de la Mer de l'Ouest. Les longues harangues et les palabres pour convaincre les Amérindiens de maintenir la paix dans le poste se tenaient régulièrement. La VÉrendrye achetait cette paix avec des cadeaux de la part du roi.

Le journaux de La Vérendrye mentionne les efforts constants qu'il faut dépenser pour maintenir la paix. En tant que commandant du poste, il devait encourager les nations à maintenir la paix, continuer à chasser et d'apporter leurs fourrures aux forts français au lieu d'aller à la Baie d'Hudson traiter avec les Anglais.
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Voici quelques passages des discours de La Vérendrye aux nations amérindiennes du Poste de l'Ouest. La Vérendrye ne recevait aucun financement du roi pour les efforts de la découverte de la Mer de l'Ouest. Toutefois, il recevait des marchandises payées par la Cour pour distribuer en guise de cadeaux.

Ces quelques passages donnent aussi un aperçu des conditions dans lesquelles les Amérindiens traitaient leurs fourrures avec les Français et les Anglais.

  • « ...si je vous fais donner vos besoins, ce n'est pas pour porter vos pelletries aux Anglois, vous y traittez comme en Ennemis, vous n'avez point de crédit chez Eux, ni d'entrée dans leurs forts, vous ne choisissez point la marchandise que vous voulez, vous êtes obligé de prendre ce qu'on vous donne par une fenêtre bon ou mauvais, ils rebutent une partie de vos pelletries qui sont perdües pour vous, après avoir eu bien de la peine à les porter chez eux...»
  • « ...Il est vrai que vous achetez certaines choses un peu plus chères chez nos traiteurs, mais ils prennent tout ce que vous avez, Ils ne rebutent rien, vous ne courez aucun risque...d’ailleurs vous avez la liberté de choisir ce que vous voulez, hommes, femmes et Enfants, vous entrez dans nos Maisons et dans nôtre fort, vous y êtes toujours bien reçus...prenez donc courage pour bien chasser afin que j’aye le plaisir de voir vos familles bien habillées... »
  • « Le 2 Janvier...les six chefs et les principaux y entrèrent. J’avois fait mettre au milieu 12L de balles, 20L de poudre, 6 haches, 6 dagues, 12 couteaux siamois, deux douzaines d’alesnes, Eguilles, rassade, vermillon, tirebourres, six casse-têtes à dague, six Colliers de rassade, six pavillons, 24 brasses de tabac, six capots galonnés, six chemises, six brayers, six paires de mitasses... »
  • « ...Le 9e tous les guerriers Cris et Monsonis au nombre de 660 s’assemblèrent dans la cour du fort, ou j’avois fait dresser des sièges pour les Chefs qui étoient 14 comme autant de capitaines à la tête de leur compagnie...je fis mettre dans le milieu de la place un baril de 50L de poudre, 100L de balles, 400 pierres à fusil, battefeux, tireboures, alaisnes, Couteaux à Boucherons à proportion et 30 brasses de Tabac...vous en ferez la distribution à tous excepté aux chefs à chacun desquels je fis donner deux livres de poudre, quatre livres de balles, deux brasses de tabac, un couteau à boucheron, 2-alaisnes, 6 pierres à fusil et un tirebourre... »
  • « ...je luy remis une cassette garnie de tout ce qui peut faire plaisir a cette nation avec les habillements, tabac, haches, colliers et pavillon françois... »
  • « ...je parlay aux assiliboilles pendant que l’on bâtissait à force (le Fort LaReine), je les assemblé tout près de ma tente, leurs fis une présent de vostre part, en poudre, balles, tabac, haches, couteaux tranches, aleines, le tout bien estimé parmi eux qui sont en nécessité de tout... »
  • « ...je fis partir les deux Monsonis pour retourner chez eux avec un collier et du Tabac pour arrêter les 300 guerriers d'aller frapper les Scioux... »
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